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SPEC fait partie des rares fabricants (à ce jour) à proposer des amplificateurs classe D de haut (voire très haut) de gamme. Je m’attend à ce que certains hurlent à l’escroquerie à l’idée d’un intégré classe D de 2 x 60W à 12 500 €… Pourtant, il se pourrait bien que compte tenu des progrès réalisés sur les semi-conducteurs, de l’optimisation de la technologie classe D, et de la pression croissante sur la maitrise de la consommation énergétique d’autre part, cette technologie D se généralise de plus en plus, y compris dans le haut de gamme ! Il ne faut pas se tromper,  il y a énormément de recherches derrière la conception de cet appareil, avec une approche ultra perfectionniste sur chaque élément, composants, châssis, blindages, connectique… La conception et la fabrication tiennent plus de l’artisanat de luxe que de l’industrie.

Le M99 est d’encombrement relativement standard (414 x 440 x 125), pour une masse de 15,5 kg. Le châssis a été pensé pour offrir une protection maximale contre les EMI, un comportement vibratoire le plus neutre possible, et une base mécanique stable. La face interne du châssis en aluminium est traitée par un revêtement contre les perturbations électromagnétiques. Ce châssis est fixé sur une base en épicéa intégrant 3 pieds en érable intégrant eux-mêmes une pièce centrale en hickory, cette seule pièce faisant office de référence mécanique. Sur la face avant on trouve 2 boutons rotatifs, un pour la sélection des sources et un pour le volume.

La manipulation et le toucher sont vraiment très qualitatifs, on sent que chaque détail a été soigné ! Ces 2 boutons sont éclairés sur leur périphérie, créant une ambiance plutôt apaisante. Cet éclairage peut néanmoins être coupé via un interrupteur sur la face arrière. Enfin un magnifique interrupteur à bascule sert à la mise sous tension.

A l’arrière on trouve, outre la fiche IEC et le fusible, 3 entrées RCA et 2 XLR, la prise minijack pour la télécommande, ainsi qu’un interrupteur permettant le passage en mode bloc de puissance.

Les bornes HP sont isolées, elles acceptent bananes et fourches. La finition est superbe, absolument sans aucun reproche. Un mot sur la télécommande, totalement indépendante de l’appareil : il s’agit d’un bloc récepteur, avec son propre bloc d’alimentation, qui est relié à l’arrière du M99 par un câble minijack. On peut régler le volume sonore, on a une fonction mute… et c’est tout.

L’alimentation est de type linéaire, le transformateur de type R Core est identique au modèle F33EX, le vaisseau amiral des intégrés SPEC. le redressement de fait par des diodes schotky de forte capacité en courant. Chaque composant a été choisi pour sa contribution au résultat sonore final. On trouve en particulier un mix de condensateurs de technologies différentes assemblés à l’écoute, dont des modèles papier huilé spécialement fabriqués pour SPEC par Nichicon. Le transformateur est recouvert d’un blindage, comme le sont également les circuits d’amplification et de filtrage. Concernant ceux-ci, même si peu de détails techniques sont communiqués, on sait que chaque condensateur, self ou résistance a fait l’objet d’un choix précis, et que l’implémentation a également été optimisée avec le plus grand soin. Le principe derrière cette attention extrême est que la reproduction de l’essence de la musique se joue sur la précision de restitution des tout petits signaux, c’est ce qui donne la beauté et la véracité des timbres, la précision des attaques et des fins de notes, la perception des matières des instruments, le réalisme de l’image sonore. Le réglage de volume, élément critique sur un amplificateur, a été placé au niveau de l’amplification de puissance, afin d’être le moins intrusif possible. Le potentiomètre n’est bien entendu pas sur le trajet du signal, il sert à régler une tension de référence sur le module d’amplification.

SPEC revendique le qualificatif de « natural sound » pour ses créations, nous allons voir si c’est bien ce que l’on ressent à l’écoute…

La période de rodage a été l’occasion de découvrir l’univers sonore SPEC et de comprendre comment exploiter au mieux les performances de ce beau bébé. De ce côté là c’est un partenaire très coopératif, il vous dit très franchement quand ça va ou pas… Donc positionnement des enceintes à soigner, de même que le positionnement de l’amplificateur sur un meuble bien découplé, câblage neutre sans colorations, etc… On voit d’emblée que c’est un appareil qui ne cache rien : changez une virgule dans le système, et il vous le dit !! Attention, je ne dis pas qu’il est caractériel, il ne l’est absolument pas, mais l’extrême finesse de sa mise au point fait qu’il vous informe de manière très claire de tout changement dans le système. Après plusieurs tests, les écoutes se sont finalement réalisées sur mon système habituel, Auralic Aries G2.1, switch Silent Angel et son alimentation, DAC Sonnet Morpheus, câblage mixte Absolue Créations/Tellurium Q, barrette Absolue Creations Tim Power 2.  C’est déjà bon signe, les associations ne vont pas poser de contrainte particulière, si ce n’est la qualité des éléments que l’on va lui associer. Le M99 s’est intégré sans souci dans le système, en apportant comme nous allons le voir sa propre vision de la musique. Les écoutes se sont majoritairement déroulées sur les enceintes Nora, mais également sur Nel Ultime et Joy Extreme.

Petit détail avant de parler son : même sollicité à fort niveau sur les Nora, le M99 est à peine tiède à la fin de la journée ! La toute première chose que l’on remarque dès les premières écoutes, est la limpidité du message musical : tout est intelligible, propre, on suit le message musical sans effort, comme si tout ce qui compliquait la compréhension avait disparu. c’est valable déjà sur des morceaux simples : voix, piano voix, trios de jazz ; mais ça le reste tout autant quand la partition se densifie. Le dessin de la scène sonore est tracé non pas au gros feutre, mais avec une pointe fine, qui détoure précisément les sons de sorte qu’on les comprenne sans effort. Mais je vois déjà venir les détracteurs de la classe D… non, messieurs, ce ressenti n’est pas dû à une aseptisation du message ou à une « surdéfinition » dans le haut du spectre qui accentue de manière artificielle la précision perçue ; ce qui se passe, c’est juste un contourage d’une précision redoutable, sans approximation ni sur-oscillation, de manière totalement cohérente du grave à l’aigu. Un test très révélateur est « Drumkit quartet N°1 » de Glenn Kotche, par Yuka Honda. Outre la précision, ce morceau nécessite une rapidité sans faille, une synchronisation parfaite du grave à l’aigu, on est sur des impacts extrêmement rapides et intenses, et tout le spectre est sollicité. Le SPEC impressionne sur ce point, on ne ressent absolument aucune latence, aucune hésitation, aucun arrondi dans les impacts, et cerise sur le gâteau, absolument aucune agressivité. Cette précision, toute remarquable qu’elle soit, n’apparait cependant jamais comme exacerbée et ne nous emmène jamais dans une perception intellectualisée et compartimentée du message musical, elle rend simplement notre compréhension de ce qui se passe très facile, les instruments jouent bien ensemble, dans le même espace, toutes les composantes restent parfaitement identifiées et liées à la fois. Je suis pour ma part très sensible à la cohérence globale, et il m’est arrivé lors de plusieurs tests d’amplificateurs de cette gamme de prix ou au dessus, d’être impressionné par les performances techniques, mais sans arriver à « débrancher le cerveau », sans quitter le mode analyse, sans « rentrer dedans » comme on dit. Mais dans le cas du M99, je me suis surpris, une fois le rodage terminé, à enchainer les écoutes simplement pour le plaisir, sans aucune intellectualisation : cette manière de nous restituer la musique joue bien sur le terrain du ressenti et des émotions, et pas sur celui de l’analyse.

Cette précision, cette limpidité du message musical, sont des qualités plutôt attendues sur cette technologie. Mais dans le cas du M99, elles se marient avec une fluidité et un raffinement digne des très bons classe A et de certains tubes. On essaie de disséquer le comportement sur différents critères mais dans les faits tout est intimement lié. Aussi, à retrouver précision et intelligibilité en même temps que fluidité et raffinement, on n’est pas vraiment surpris que les timbres soient tout simplement étonnants de véracité ! Les claquements de doigts et les applaudissements sonnent comme en vrai, les frappes sur les cymbales sont « visuelles », les balais sont vraiment des balais… Ce niveau de réalisme est rarissime dans cette gamme de prix, et même au dessus ! Si le mot réalisme est souvent utilisé en haute fidélité pour décrire la capacité à reproduire la sensation physique des concerts, ici on parlera plutôt de comprendre sans effort ce qui se passe, pas besoin de décodeur, le M99 vous le livre dans notre langue naturelle, on a des vrais instruments, des vraies respirations, on a les cordes des guitares, mais aussi la caisse… et ainsi de suite. Forcément pour arriver à ce résultat, l’équilibre sur l’ensemble de la bande passante est juste parfait, pas seulement « en théorie », mais aussi dans la vraie vie, en restitution dynamique et complexe, chaque voix, chaque instrument, chaque bruit reste à sa place et garde sa saveur, que  le niveau soit faible ou soutenu.

Autre élément frappant avec le M99, c’est l’ampleur des différences ressenties d’un morceau à l’autre en termes de présentation dans l’espace, de profondeur, d’équilibre général ressenti. On n’a jamais l’impression de déjà vu, chaque piste a son esthétique sonore, son utilisation de l’espace. ça n’est pas le genre d’ampli qui vous propose un spectacle large et profond en permanence, suivant les morceaux on passe de présentations avec peu de profondeur, très centrées entre les enceintes, à un spectacle 3D qui remplit la pièce de manière franchement impressionnante. Sur « It’s a miracle » de Roger waters, on est en cinemascope, et on n’entend pas seulement les enfants jouer sur la gauche, totalement en dehors du champ des enceintes, mais on les voit quasiment, on suit littéralement leurs chamailleries, l’intelligibilité est remarquable, on perçoit l’espace autour d’eux, tout est parfaitement détouré…C’est une des qualités remarquables de cet appareil, la lisibilité reste d’un niveau étonnant, même sur les micro-informations, même hors champ, les écarts en niveau sont très finement perçus, et les timbres restent d’une richesse et d’une fidélité remarquables.

En termes de styles musicaux, le M99 est franchement à l’aise partout, il fera peut-être particulièrement la différence sur les instruments en acoustique et sur les grandes formations classiques ou ses qualités permettent de restituer de très beaux timbres et de s’immerger sans effort dans l’esprit de l’oeuvre. Dans ce registre, le M99 se promène littéralement, chaque instrument est là avec sa propre signature, à sa place, la restitution prend tout son sens, sans que l’on ait besoin d’une concentration particulière. Mais il brillera tout aussi bien sur d’autres styles musicaux, en fait sur tous les morceaux bien construits, jazz, rock, ou électro… Plus il y a de travail, de raffinement dans la composition, meilleurs sont la prise de son et le mastering, et plus il fera étalage de ses qualités.

Que dire d’autre ? En termes d’équilibre tonal, on a un son plein, jamais maigre ou éthéré, jamais lourd non plus, il semble toujours jouer juste. L’aigu file haut, avec un naturel confondant, avec matière et texture, jamais il ne surjoue ou ne s’émancipe du reste du spectre. Le grave quand à lui est, comme on s’y attend sur cette technologie, très bien maitrisé, et en même temps extrêmement riche en nuances. Il se déploie une force étonnante, mais sans emphase rajoutée : là encore rien ne vient dénaturer l’équilibre du morceau. Le M99 contrôle extrêmement bien les haut-parleurs de grave, aussi il saura tirer le meilleur parti des enceintes sur ce point. Il ne compensera cependant pas des enceintes écourtées dans le grave. Un mot sur la zone médium, qui est traitée avec un très grand soin comme les extrémités du spectre, avec des voix pleines, naturelles et libérées de tout artefact électronique, mais sans sucre ajouté : reste simplement le sucre présent naturellement dans le fruit. Certains intégrés auront tendance à enjoliver un peu ce registre et à lui donner un côté charmeur, ce qui, je l’admet, peut être d’ailleurs parfois agréable. J’ai pour ma part arrêté de sucrer mon café, il y a a déjà longtemps : le changement demande un temps d’adaptation, et puis on s’aperçoit qu’on s’intéresse de plus en plus aux arômes du café, aux différentes origines, et on découvre de nouvelles sensations et surtout plus de plaisir. Ensuite plus question de remettre du sucre, on ne le supporte plus… Le M99 propose des saveurs naturelles, il ne réchauffe ni ne refroidit le message, il ne propose pas un « gros son » systématique, il ne vous étire pas non plus systématiquement la scène sonore.  Mais il vous séduit par sa vérité, sa sincérité, sa présentation pure et sans filtre, avec toute la subtilité nécessaire pour restituer l’esprit du morceau. L’ambiance, les émotions sont palpables, le jeu des musiciens vous parle d’emblée ; ici précision et neutralité ne rime pas avec présentation chirurgicale, mais contribue à une restitution intense et incarnée, on est bien en plein coeur de la musique.

Le M99 est un appareil qui ne ressemble qu’à lui (vraiment !!), mais si on devait décrire sa personnalité  par rapport à la concurrence, je dirai que, sur le médium aigu, il rappelle les très bons amplis classe A (ou les très bons tubes) pour le soyeux, le naturel et la richesse des timbres : c’est fin, c’est fluide, c’est magnifiquement timbré, c’est mélodieux, et on ne confond pas une trompette et un saxophone ! Sur le grave, on est vraiment sur de la tenue de haute volée, sans approximation et sans aucun relâchement, et même si la perception est différente, on pourrait trouver des points communs en termes de qualité de contrôle avec Hegel sur ce point, même si le SPEC lui laisse quand même plus de liberté et aussi une plus grande amplitude dynamique. Sur le critère de l’énergie et de la dynamique, les comparaisons sont plus difficiles, le M99 peut frapper vite et vraiment très fort, mais il le fait de manière plus différenciée que la majorité des appareils de cette gamme de prix : on est parfois franchement surpris par l’intensité et la violence de certains impacts et la densité de certains passages, mais on n’a pas droit à un « grand » son de manière systématique, on pourra ressentir sur certains passages une présentation un poil moins extravertie que la moyenne, mais à l’inverse, son caractère s’affirme aussi de manière franche lorsque cela est nécessaire : on retrouve bien le son et l’attaque des trompettes à la limite de la dureté lorsque c’est le cas, de même l’énergie brute des guitares amplifiées (exemple, Little wing, Stevie Ray Vaughan)  ressort avec beaucoup de réalisme, la distorsion de l’ampli guitare est superbement retranscrite. Jazz Variants, O-Zone percussion group, est restitué avec une vivacité et une énergie vraiment remarquables les impacts sont physiques, la profondeur est palpable, le xylophone métallique est rendu avec toute son énergie ! Sur « Danse macabre » par Erich Kunzel, la dynamique est réellement impressionnante, mais surtout en contrôle total : les timbres ne se désunissent pas, même au plus fort de la dynamique.

Une petite parenthèse sur ce point : la restitution de la dynamique telle qu’enregistrée suppose que les membranes des haut-parleurs suivent à la lettre l’image du signal fourni par la source : elles doivent accélérer suffisamment rapidement pour ne pas avoir de retard et ne pas « arrondir les crêtes » du signal, et elles doivent aussi être capables de changer de direction très rapidement d’une alternance à l’autre, mais sans sur-oscillation.(imaginez la membrane du haut parleur qui va plus loin qu’elle ne devrait parce l’amplificateur n’a pas l’énergie et le contrôle suffisant pour la faire changer de direction instantanément. Pour cela le rôle de l’amplificateur est capital : si l’on peine à accélérer suffisamment (difficulté à délivrer du courant instantané), on va avoir une sensation de chaleur, voire de mollesse, les aspects les plus incisifs de la musique étant gommés…Cela peut parfois être agréable, mais ça n’est pas la réalité. A l’inverse, si on a une accélération suffisante, mais un contrôle et un amortissement insuffisant avec des sur-oscillations parasites, cela peut donner l’impression d’une énergie supplémentaire, d’une dynamique exacerbée, un peu systématique, et surtout pas naturelle, car rajoutée au signal délivré par la source. Ces phénomènes sont d’autant plus complexes qu’ils ne sont pas constants sur toute la bande de fréquences : on peut très bien manquer de courant dans le grave et manquer d’amortissement dans le médium ou dans haut du spectre…ou manquer de courant ET d’amortissement…Sur cet aspect le M99 va plus loin que la grande majorité des concurrents, on ressent un contrôle nettement plus fin, et surtout extrêmement consistent du grave à l’aigu.

Bon après tout ça, vous allez me dire qu’on a l’impression que le M99 est l’intégré parfait… Parfait, non, rien ne l’est en ce bas monde, mais il propose une reproduction musicale d’une beauté intense, évidente, vraie, naturelle. Son sens du détail se marie avec une superbe cohérence de la scène sonore, les timbres sont magnifiques, son contrôle du grave lui ouvre l’association avec la majorité des enceintes, et il donne une furieuse envie de redécouvrir sa discothèque. Un point essentiel également, il n’y a aucune signature récurrente chez lui, chaque morceau garde son propre univers. A t-il des défauts ? Très honnêtement je ne lui en ai pas trouvé, mais il a comme tout appareil des limites : sa puissance modeste sur le papier est très sincèrement étonnante à l’usage, il drive avec Maestria les Nel et même les Nora, franchement sans l’ombre d’une frustration, mais il montrera peut-être ses limites sur des très grosses enceintes (je n’ai pas essayé). Certains pourront également avoir parfois l’impression d’avoir un grave un soupçon discret, mais après écoutes attentives, la réalité, c’est que la plage dynamique du ressentie dans le grave du M99 est nettement supérieure à ce auquel nous sommes habitués, et qu’il est capable de déclencher la foudre lorsque c’est nécessaire, comme de vous envelopper dans une nappe qui emplit toute la pièce avec force si le morceau le demande. Très sérieusement, si vous lui trouvez un déséquilibre quelconque, cherchez ailleurs dans votre système…

Allez, un petit « défaut » quand même, un récepteur de télécommande externe avec sa propre alimentation, juste pour régler le son, c’est un peu extrême pour nous autres européens. Mais bon, c’est pour la bonne cause, rien ne doit perturber la quiétude de fonctionnement des circuits audio !

En résumé, si vous êtes sensibles au vrai, si vous aimez la musique, le son des instruments en acoustique, le travail des artistes…et le café sans sucre, vous prendrez énormément de plaisir avec ce M99 ! Et, point très important, c’est un partenaire dont vous ne vous lasserez pas, car ses qualités sont basées sur le respect du timing, de la dynamique, des timbres, avec un soin extraordinaire apporté à la reproduction des petits signaux, et pas sur du bling bling pour vous séduire lors des premières écoutes, et vous lasser ensuite. Très sérieusement, il est vraiment compliqué de le débrancher, une fois qu’on a vécu avec ! C’est pour cette raison qu’il va rester 🙂

Quand au rapport qualité/prix, même si l’addition est sérieuse pour un intégré de cette puissance, je le qualifierai malgré tout d’excellent, tant le niveau de musicalité qu’il propose est difficile à retrouver à la concurrence. Il faudra aller chercher des ensembles en éléments séparés ampli – préampli, soigneusement câblés pour arriver à ce niveau, et on ne sera plus du tout dans la même fourchette de prix !

Vous l’aurez compris, j’ai été totalement conquis par l’approche de SPEC sur cet intégré, et cela va au-delà du « coup de coeur » traditionnel, l’essai du M99 remet en cause certaines habitudes d’écoute prises dans le temps et vous propose une autre façon d’écouter de la musique : un retour au simple, au vrai, à l’évident, sans absolument rien perdre en termes de définition et de détail. Le M99 permet de se monter un système de très haut niveau, simple, compact, et qui marche sur tous les types de musique. Et, cerise sur le gâteau, grâce à son rendement supérieur à 90%, il fait de la musique « verte » !

Il va sans dire que le M99 est en écoute permanente au magasin !

Pierre Faverieux